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  Sujet : Gainsbourg et les Cabarets Rive Gauche
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Filou



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MessagePosté le: Sam Jan 05, 2013 2:56 am    Sujet du message: Il est minuit, Paris s'éveille Répondre en citant

Filou a écrit:
Une expo qui ne doit pas en manquer.

Exposition Jacques Canetti
Entrez dans les coulisses de la chanson
française avec Jacques Canetti!


Cette exposition sur la chanson française montre le parcours et le travail d’un directeur artistique qui a marqué le XXe siècle, Jacques Canetti. Comment a-t-il “détecté” ceux qui allaient devenir les plus “grands” ? Comment a-t-il contribué à construire d’immenses carrières ? Documents inédits, photos, affiches vous racontent les dessous d'un métier difficile où le talent seul ne suffit pas.



De Polydor à Philips, jusqu'aux Productions et Editions Jacques Canetti, en passant par Radio Cité et le Théâtre des Trois Baudets, tous ont croisé un jour ou l'autre son chemin et beaucoup lui doivent leurs premiers pas.
Il est le premier à faire venir en France Louis Amstrong, Cab Calloway et Duke Ellington
Il donne leur première chance à Edith Piaf et Charles Trénet sur Radio Cité.



Il contribue à révéler la génération des auteurs-compositeurs-interprètes :
Georges Brassens, Jacques Brel, Guy Béart, Serge Gainsbourg, Boris Vian, Francis Lemarque, Félix Leclerc, Mouloudji, Boby Lapointe, Anne Sylvestre, Lény Escudero, Claude Nougaro, Henri Salvador ...
... ainsi qu'une nouvelle génération d'humoristes :
Pierre Dac, Francis Blanche, Robert Lamoureux, Fernand Raynaud, Darry Cowl, Raymond Devos, Philippe Noiret, Jean Yanne ...
Dans son théâtre des Trois Baudets, se produisent de grands interprètes tels Juliette Greco, Catherine Sauvage, Philippe Clay, les Frères Jacques ...



http://www.jacques-canetti.com

Au sujet de cette époque des cabarets Rive Gauche, Arte à diffusé un doc bien chouette qui fait le tour de toutes ces petites salles de spectacle improvisées qui fleurissaient aux quatre coins de Paris dans les années d'après-guerre. Tous ces lieux, petits ou grands, où la plupart des grands noms ont débuté, dans un espace minimum, souvent minuscule même. Ils étaient un paquet à faire le tour de ces endroits dans la même nuit pour arriver à un cachet convenable.
De 15 à 30 francs de l'époque (anciens francs) pour une prestation en quelques chansons au milieu du brouhaha ambiant. Un bon début pour faire ses premiers pas dans la chansons. Même si tous n'ont pas eu la même chance comme ce Aznavour qu'absolument personne ne voulait. Et c'en est l'un des tous derniers survivants aujourd'hui qui raconte tout ce périple qui l'a mené là où il en est.

Très joli doc où sont passés en revue tous ces lieux mythiques, cafés, théâtres improvisés, caves... dont la plupart ont hélas disparu mais dont il reste un parfum délicieux à tout jamais. Des petites perles en images et en son déterrées pour l'occasion par Yves Jeuland, le réalisateur.
Dans la dernière partie, on voit comment les "yéyés" ont bousculé tout ce petit monde dont certains ont eu du mal à se relever. Et Gainsbourg qui a su en tirer partie en "retournant sa veste" de bien belle façon et non sans dérision.

Témoignages et images d'archives permettent de revivre cette époque dans ce doc décidément très bien documenté. Je vous le conseille vivement.




mardi, 25 décembre 2012 à 20:55
Rediffusions :
lundi, 31 décembre 2012 à 23:55

Il est minuit, Paris s'éveille
(France, 2011, 92mn)
ARTE F
Réalisateur: Yves Jeuland

Barbara, Brel, Aznavour, Ferré, Ferrat, Gréco, les Frères Jacques ou Gainsbourg ont débuté sur ces petites scènes d'avant-garde. En archives, interviews et chansons, ce documentaire nous transporte dans l'effervescence des cabarets de la rive gauche

Dans l'euphorie de l'après-guerre fleurit une flopée de petits cabarets où une jeunesse avide de nouveauté et de liberté s'entasse avec délices pour écouter ses chanteurs préférés.
Transformant ses caves et ses arrière-salles en minuscules scènes, Saint-Germain-des-Prés devient le point de ralliement.
Une nouvelle génération d'interprètes émerge. Ils ne sont ni apprêtés, comme Juliette Gréco qui se produit en "noir de travail", ni grands ni beaux comme Aznavour qui mettra dix ans à percer. Ils chantent avec leur sensibilité et leurs aspérités des textes poétiques, fantaisistes ou libertaires, et cela plaît.


Des p'tits zinzins
Le Milord l'Arsouille, Le Tabou, L'Écluse, Le Vieux Colombier, L'Échelle de Jacob... : entre 1945 et 1968, plus de deux cents cabarets ouvrent à Paris, à Saint-Germain-des-Prés, puis dans le quartier de la Contrescarpe. Véritable vivier que ces petites scènes de minuit où débuteront Barbara, Brel, Ferré, Mouloudji, les Frères Jacques, Aznavour, Gainsbourg, Ferrat, Bobby Lapointe...

Orchestrant des archives foisonnantes (chansons, reportages, entretiens), ce documentaire fait revivre cette période effervescente. Tout en se dandinant, un Gainsbourg intimidé explique qu'il est "plus facile d'attaquer que d'encaisser".
Barbara se défend d'être un auteur-compositeur ou un poète : "Je fais juste des p'tits zinzins qui me vont." Une Anne Sylvestre aux yeux de biche s'agace d'une carrière qui met du temps à démarrer.

Le film comporte aussi de nombreuses interviews d'artistes comme Juliette Gréco, Jean Rochefort, particulièrement en verve, Charles Aznavour, Pierre Perret, Serge Lama, Anne Sylvestre, Paul Tourenne des Frères Jacques ou le parolier Henri Gougaud, conseiller sur ce film.


http://www.arte.tv/fr/programmes-a-la-semaine/244,broadcastingNum=1489247,day=3,week=1,year=2013.html?fromRSS=true

http://videos.arte.tv/fr/videos/il-est-minuit-paris-s-eveille--7141940.html




C’était avant-hier sur Arte, et c’est en replay pendant 7 jours. Si vous l’avez raté, il n’est pas trop tard. C’est « Il est minuit Paris s’éveille ».

Il y a pas mal de documents sur cette période charnière de la chanson, on a parfois l’impression de tout savoir quand on a un peu vécu -ou beaucoup- mais ce documentaire approfondit quelques aspects majeurs de cette époque qui a vu naître « la chanson sans maquillage » celle des auteurs ou des comédiens qui pensaient que « si la chanson est belle, elle tient debout toute seule ».

On sait plus ou moins que cette période des cabarets a généré des fraternités d’artistes qui ont pratiquement disparues aujourd’hui, il reste bien un ou deux ilôts de résistance, comme les lundis du Vingtième Théâtre qui proposent des soirées avec plusieurs artistes en scène. C’est ce genre de fraternité qui s’est créée dans les cabarets quand chacun passait dans 3 ou 4 lieux chaque soir, en croisant les collègues qui faisaient la même chose. On apprenait son métier avec 2 ou 3 chansons, et parfois en « luttant contre le tournedos Rossini » (Marie-Thérèse Orain) quand les fourchettes faisaient contrepoint. Surtout rive droite, rive gauche il y avait des mini scènes comme Le Cheval d’Or, où on ne tolérait pas le gougnafier tintinabulant trop fort de la coupe de champ’.

A travers les témoignages de Charles Aznavour, Marie-Thérèse Orain, Gainsbourg, on comprend comment la chanson est devenue un art pour mineure... c’est en 1967 que Serge Gainsbourg observe cette évolution depuis les yés-yés, il en ressortira la formule abrégée 20 ans plus tard dans un débat un peu caricatural (et alcoolisé) et on peut se demander au vu de son témoignage s’il n’y a pas eu ensuite des regrets dans la conversion Gainsbourg-Gainsbarre, peintre qui s’est sabordé, et avec l’auteur du Poinçonneur des Lilas et de la Chanson de Prévert qui a retourné sa veste côté vison.

Comme si « le passage de l’art au commerce » lui avait laissé un arrière goût un peu amer. Aznavour est plus distancié, lucide, réaliste sur son parcours difficile, revenu de loin, envers et contre tout. « Aznavour, il a ouvert la voie à tous ceux qui n’avaient pas la voix, pas le physique, ni les chansons à la mode. »


http://nosenchanteurs.eu/index.php/2012/12/27/le-bon-vieux-temps-des-cabarets


Le doc était en ligne quelques jours sur le site d'Arte mais plus maintenant.

Je l'ai retrouvé sur YouTube :














Tout n'est pas complet pour des raisons de droits :

j'ai mis la deuxième partie ainsi que les autres (4 au total) mais la 5ème ne passe pas, je vais voir pourquoi....quant à la deuxième partie, elle ne va surement pas rester longtemps car on m'a prévenu qu'elle était interdite dans le monde entier , propriété en partie de l'INA pour ce qui concerne S.Gainsbourg et G.Brassens.....j'en suis désolée.........si c'est le cas, j'essaierai de la mettre sur watt;tv ainsi que la 5e partie....claire

https://www.youtube.com/user/clairgi66?feature=watch


Bref, il faut chercher un peu pour le reste.

Quelques commentaires :

Claude Farine • il y a 9 jours −
J'ai trouvé cette émission très belle, très évocatrice. Elle montre au fond l'incroyable richesse de la poésie de ces années-là. Il y a juste la conclusion du commentaire que je ne partage pas. Allons! La chanson à texte n'a pas perdu sa voix à la moitié des années 60. Brel, Brassens. Gréco, Barbara, Ferrat ont largement continué à faire la nique aux yé-yés. J'avais 25 ans en 1970 et notre chance, en même temps que mai 68, a été de pouvoir à la fois traduire notre révolte en chant avec Brel ("Les bourgeois, c'est comme les ...") tout en vivant au rythme extrêmement inventif des vrais groupes rock anglo-saxons des seventies...

jac.mar • il y a 9 jours −
Bonsoir ; je viens de regarder en " replay " cette émission et je vous dis " merci et bravo "... j'ai passé un moment merveilleux en re-entendant tous ces chanteurs que j'avais aimés du temps de ma jeunesse. ( j'ai 77 ans ! ) Le coeur battait en les voyant tous et comme de plus le film est très bien réalisé ce fut un grand moment ! Merci encore ... bien sûr il y a des manquants mais vs ne pouviez pas les mettre tous et vs avez dû faire des choix, ça se comprend .

JUAN MIGUEL • il y a 5 jours −
Très intéressant document sur une époque extrèmement riche en créativité et qui a définitivement marqué l' histoire de la chanson française (concentration incroyable de monstres sacrés!!). Pas ou trés peu de formatage des artistes, des lieux oú ils se produisaient, des chansons fortes.....Merci a ARTE d´élever le niveau géneral des programmes téles......On en redemande....pas vous?

Arnole Bilusiere • il y a 5 jours −
Enfin une émission de qualité à la Télé ! et quelle émission ! C'est toute l'époque de notre jeunesse qui défile, avec ce Paris des années 50 et 60 que nous aimions tant. Une grande émotion en revoyant Barbara à l'Ecluse, telle que je l'avais vue pour la première fois dans ce même cabaret, en 58 ou 59. Faisons un maximum de publicité à la rediffusion de cette émission demain soir sur ARTE à 23h55. J'attends la sortie du DVD avec impatience. Bravo ARTE ! Et je signale aussi que le livre de Gilles Schlesser (fils d'André Schlesser, de l'Ecluse) sur les cabarets de la R.G. est passionnant et très bien documenté.


Filou
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Filou



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MessagePosté le: Dim Jan 06, 2013 11:11 am    Sujet du message: Re: Il est minuit, Paris s'éveille Répondre en citant

Sinon, aussi ce qu'en dit Yves Jeuland, le réalisateur du doc, et Henri Gougaud, le conseiller sur le film et qui a vécu cette époque étant lui-même partie prenante de ce courant artistique.




Yves Jeuland commente trois extraits de “Il est minuit, Paris s'éveille”

EXTRAITS COMMENTÉS Saint-Germain-des-Près, Mouloudji, l'Ecluse… Images à l'appui, Yves Jeuland revient sur trois emblèmes de la chanson Rive-gauche de l'après guerre. Son documentaire est à voir sur Arte+7

Yves Jeuland est un grand obsessionnel des archives. Pour son dernier film, Il est minuit, Paris s'éveille, il a en minutieusement compulsé des centaines, dont il a retenu quelques véritables perles. Nous lui avons demandé de commenter trois scènes de ce film enchanteur sur les cabarets Rive gauche de l'après-guerre.

Saint-Germain des Prés

http://www.dailymotion.com/video/xw4d9t_il-est-minuit-paris-s-eveille-extrait-orson-welles_tv

Dans mes précédentes réalisations, j’ai souvent donné la priorité à la parole des témoins ; c’est elle qui guidait et orientait la narration. Cette fois, c’est l’archive qui est au cœur du récit, la chanson qui éclaire l’aventure. J’aime particulièrement les quarante premières secondes de cette séquence : ces magnifiques plans travelling de Paris, filmés au petit matin dans les années cinquante.
J’en ai trouvé la trace au Forum des images. Avec Lizi Gelber, chef monteuse du documentaire, nous avons voulu entendre la voix de Léo Ferré sur ces images. Ferré chante « A Saint Germain des Prés ». Quant aux images, elles sont issues d’un court-métrage qui a également pour titre « Saint-Germain des Prés ». L’auteur de ces travellings tournés en 1955 ? Orson Welles.

L’Écluse

http://www.dailymotion.com/video/xw4cmm_il-est-minuit-paris-s-eveille-extrait-ecluse_tv

Les photos qui défilent sur cette chanson interprétée par Marc et André, cofondateurs du cabaret l’Écluse avec Léo Noël et Brigitte Sabouraud, sont toutes issues du fonds iconographique de l’INA. Elles ont été prises à l’Écluse dans les années cinquante par des photographes de plateau, à l’occasion de deux émissions que l’ORTF a consacré à ce cabaret.
Mais hélas, ces belles photographies en sont les seuls témoignages. Je donnerais cher pour voir ces images fixes s’animer et entendre Barbara ou Cora Vaucaire chanter. Mais la télé n’a gardé aucune trace de ces programmes.
Jusqu’à l’aube des années soixante, beaucoup d’émissions de la télévision française n’étaient pas enregistrées. Certaines étaient parfois grossièrement « kinéscopées » (on filmait alors l’écran du téléviseur, comme une sorte de parallèle antenne de piètre qualité) mais souvent, comme c’est le cas pour ces émissions tournées à l’Écluse, on se souciait peu des générations futures…

Mouloudji

http://www.dailymotion.com/video/xw4dc8_il-est-minuit-paris-s-eveille-extrait-mouloudji_tv

Je suis particulièrement sensible au charme et au talent de certains chanteurs ou interprètes de la Rive gauche. C’est le cas de Jacques Brel, de Cora Vaucaire, de Catherine Sauvage ou encore de Marcel Mouloudji. Cette archive de Mouloudji entonnant « Comme un p’tit coquelicot », extrait du film « Boum sur Paris » (1953), me touche particulièrement.
Le producteur Michel Rotman m’a récemment proposé de consacrer un documentaire à cet homme à l’enfance et à la jeunesse si romanesques. Avec enthousiasme, je lui ai dit oui.


http://www.dailymotion.com/video/xw3p1u_il-est-minuit-paris-s-eveille_tv




http://television.telerama.fr/television/yves-jeuland-commente-trois-extraits-de-il-est-minuit-paris-s-eveille,91120.php






Pascale Clark reçoit le réalisateur Yves Jeuland à l'occasion de la diffusion du documentaire Il est minuit Paris s'éveille sur ARTE, mardi 25 décembre à 20h55.

http://www.franceinter.fr/emission-comme-on-nous-parle-il-est-minuit-paris-s-eveille




Invités : Henri Gougaud et Yves Jeuland, "Il est minuit, Paris s'éveille"

http://www.franceinter.fr/emission-la-prochaine-fois-je-vous-le-chanterai-invites-henri-gougaud-et-yves-jeuland-il-est-minuit-




Paris a été magique bien avant que les Qataris ne s'intéressent au club de football de la capitale. C'était dans les années 1950, après la guerre donc, sur la rive gauche de la Seine qui regorgeait de petits cabarets, véritables viviers de talents. L'Ecluse, La Rose rouge, Le Mephisto, L'Echelle de Jacob ou Milord l'arsouille ont vu éclore, comme de petits coquelicots, la fine fleur de la chanson française.
Inconnus à l'époque, ils s'appelaient Georges Brassens, Jacques Brel, Léo Ferré, Juliette Gréco, Boris Vian, les Frères Jacques, Francis Lemarque, Henri Gougaud, Cora Vaucaire, Serge Lama, Charles Aznavour, Mouloudji, Catherine Sauvage, sans oublier Serge Gainsbourg, Raymond Devos, Anne Sylvestre et, bien sûr, Barbara. Certains ont réussi à percer, d'autres pas. "Il fallait s'accrocher", reconnaissent-ils. A l'exemple d'Aznavour, surnommé "Has no voice" et que personne ne voulait engager, même l'espace d'un soir !

Courant d'un cabaret à l'autre en une soirée, ils tentaient en quelques chansons d'accrocher leur (maigre) public. Là se croisaient Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Charlie Chaplin, Yves Montand, Jacques Prévert ou François Mitterrand... "C'était un moment magique avec une liberté extraordinaire" confie Juliette Gréco, dans le remarquable documentaire d'Yves Jeuland qui retrace un quart de siècle de nuits prodigieuses dans les caves du Quartier latin.

UNE ÉPOQUE UNIQUE

A la sortie de la guerre et des privations, "l'esprit anar" et l'insouciance du lendemain avaient pris le pouvoir dans cette rive gauche, la bien nommée. Francesca Solleville y chantait sans problème Le Condamné à mort, de Jean Genêt. "Aller chanter sur la rive droite, c'était comme se vendre aux Allemands !" dit en souriant Jean Rochefort, qui a vécu intensément cette époque. Car à la différence des caves du Quartier latin, les cabarets de la rive droite étaient alors fréquentés par de riches Parisiens qui venaient y dîner et n'hésitaient pas à demander à l'artiste de chanter moins fort... "Pourtant, moi le premier, tout le monde rêvait d'aller chanter à l'Olympia", confie Serge Lama.

A travers son documentaire, Yves Jeuland raconte avec empathie une époque unique qui prit fin avec l'irruption du rock, puis l'arrivée du yé-yé. "On passait de l'art au commerce", ironisait alors Gainsbourg qui, malin et intuitif, travailla rapidement avec cette nouvelle vague de chanteurs, au point d'en devenir la référence.

Aujourd'hui, la plupart des chanteurs "rive gauche" sont encore connus, leurs chansons font partie du patrimoine culturel. On frissonne toujours autant en entendant ces "trois petites notes de musique qui vous font la nique du fond des souvenirs...".


http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/12/25/il-est-minuit-paris-s-eveille_1809311_3246.html



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